Revue de l'Araire - N° 167 décembre 2011

Sommaire du N° 167

Ce nouveau numéro se singularise par son aspect souterrain, dans trois articles sur cinq. Et encore ! Si l'on ajoute aux fouilles antiques les reliques dérobées à leurs sarcophages, les tuiles et carrons tirés des terres grasses... tout ne participe-t-il pas d'un mouvement qui va de l'invisible vers la lumière, de l'obscurité vers la connaissance ? 

Justement, toute présentation se doit d'apporter un éclairage propre à guider le lecteur dans le contenu de la revue. Quittons alors les métaphores ténébreuses et éveillons la curiosité du public. A l'accoutumée, les pages qui suivent commencent par l'époque romaine, avec un aperçu des fouilles de la villa de Goiffieux, à Saint-Laurent-d'Agny, dans leur troisième année de campagne, qui ont réservé des surprises dépassant les attentes que nous avions signalées. D'ailleurs, si l'exploitation des résultats est loin d'être achevée, ces fouilles ont révélé entre autres l'existence d'un ensemble de prestige, d'un grand bassin et de belles fresques. En outre, un puits, déjà condamné au Ie siècle (ce qui laisse supposer l'installation d'une irrigation plus performante), a été exploré par l'Araire et doit dévoiler encore ses secrets.

Trois siècles plus tard, l'emprie romain et notre pays sont soumis à des changements rapides et incessants, avec l'installation des Burgondes, l'arrivée des Francs, et des rivalités politiques permanentes, difficiles à suivre aux yeux des gens d'aujourd'hui. Et ce sont cependant ces temps où s'établissent les communautés monastiques et où évêchés, abbayes, prieurés et monastères structurent nos régions. C'est dans ce contexte que se signalent des saints martyrs, souvent sacrifiés pour des raisons plus politiques que religieuses, et dont le souvenir se perpétue dans les noms de nos villes et villages. Les aléas du transfert des reliques de l'un d'eux, Ragnebertus ou Rambert, passant par le Pays Lyonnais, témoignent de la vie locale au XIIe siècle. 

Et grâce aux recherches d'une historienne de la fin du moyen-âge, nous avons accès à la vie d'une paroisse des bords de l'Azergues, Le Breuil, au XVe siècle, époque de propérité économique, où la peste n'exerce plus ses ravages ; en outre, la proximité de la grande route de Lyon à Paris et la présence de cette "terre grasse" propre à la fabrication de tuiles et briques apportent leurs bienfaits. Et si l'on ajoute que le seigneur n'est pas des plus regardant à propos de ses privilèges... Mais laissons place à l'article lui-même, qui éveillera l'intérêt de tous.

Nous voilà replongés dans l'univers chtonien, en compagnie du Duernois Philippe Thomas, prospectant le sous-sol d'Algérie et de Tunisie en plein XIXe siècle, pour le plus grand bien d'une agriculture à la recherche d'un nouvel essor. Un fils de gendarme passionné de géologie - et une agriculture épuisée qui redémarre...

Pour finir, une bonne nouvelle : un élément de l'aqueduc du Gier, unique par son bon état de conservation, le réservoir de chasse de la Durèze à Genilac, qui menaçait ruine à cause des retards apportés aux travaux, va enfin ête consolidé.

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